Produits agricoles: 53,4% du cajou béninois exportés en Inde en 2021

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(La GDIZ pour limiter les exportations du Bénin)

Le rapport de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur la Balance des paiements et position extérieure globale du Bénin de 2021, renseigne qu’il y a une baisse des exportations de la noix d’anacarde au Bénin en 2021.

Au cours de l’année, les exportations de la noix d’anacarde, seconde culture de rente du Bénin après le coton ont enregistré une baisse. Selon le rapport sur la Balance des paiements et position extérieure globale du Bénin de 2021, les ventes du Bénin à l’étranger se sont élevées à 26.987,4 millions FCFA en  2021, en diminution de 17,6% par rapport à 2020 où elles s’étaient établies à 32.765,8 millions FCFA. Les statistiques précisent que la production de cajou est tirée par l’intérêt croissant des agriculteurs pour cette culture, dont les cours sur le marché  international sont restés relativement élevés jusqu’en 2018. Mais, depuis l’année 2019, il et noté un excès de l’offre comparativement à la demande sur le marché international. Ce qui s’est traduit par un effondrement des prix. Il faut préciser que l’Inde importe en  grande partie du Bénin la noix d’anacarde. La part des exportations vers l’Inde est évaluée à 53,4%. Il faut préciser que la production de noix de cajou au Bénin s’est élevée à 204 000 tonnes en 2021, en hausse de 17%.

Des recommandations au gouvernement et au secteur privé

Des experts et chercheurs ont formulé des recommandations pour la transformation structurelle de l’économie béninoise. Ainsi, àl’endroit du Gouvernement, il est  recommandé depoursuivre les actions de diversification de l’économie, en favorisant les initiatives du secteur privé visant le renforcement des capacités de transformation des produits agricoles, autrefois exportés à l’état brut ; Continuer le renforcement du cadre d’investissement par l’assouplissement des  procédures, la disponibilité des services publics, l’amélioration de l’accès à l’énergie et à l’eau de meilleure qualité ; poursuivre les actions de consolidation de la coopération commerciale avec le Nigeria et les autres pays de la sous-région. A l’endroit du secteur privé, il leur est recommandé de se positionner sur les opportunités offertes par le Gouvernement, en investissant  notamment dans la zone économique spéciale de Glo-Djigbé ; Encaisser et rapatrier les recettes d’exportation conformément aux dispositions du  Règlement des relations financières extérieures.

Par Abdul Wahab ADO

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