Défaillances de plusieurs banques : De « nouveaux risques à la baisse » pour l’économie

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La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, arrive pour une conférence de presse à Francfort, Allemagne, jeudi 16 mars 2023, après une réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).  Selon 20 minutes, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé ce mercredi 22 mars 2023 que les turbulences financières liées aux récentes défaillances de plusieurs banques ont engendré de « nouveaux risques à la baisse » pour l’économie, a-t-elle déclaré lors d’un forum à Francfort en Allemagne. « Face à des chocs qui s’accumulent et à une géopolitique changeante, le degré d’incertitude devrait rester élevé », a-t-elle ajouté. Le scénario de l’institution d’un retour de l’inflation vers 2 % en 2025, s’il se confirme, montre qu’il y a « du chemin à faire pour contenir les pressions inflationnistes », a souligné la présidente de la BCE. La BCE a remonté ses taux d’intérêt à une vitesse inédite, les relevant de 350 points de base depuis juillet dernier, pour tenter de contenir une inflation ayant atteint un pic supérieur à 10 % en octobre, dans le sillage de la guerre russe en Ukraine. « Toutefois, l’inflation demeure forte et l’incertitude quant à son évolution s’est accentuée », nécessitant d’avoir « une stratégie robuste pour la période à venir », a martelé l’ancienne ministre de l’Economie.

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Le pari d’un retour à la stabilité des prix, définie par un taux d’inflation de 2 % à moyen terme, est encore loin d’être gagné. Les tensions sur les prix « se sont répandues » avec une inflation « sous-jacente », excluant les secteurs de l’énergie et de l’alimentation, qui oscille actuellement « entre 4 et 8 % », selon Christine Lagarde. Il était donc nécessaire de porter les taux à des niveaux « suffisamment restrictifs, afin de freiner la demande », selon Lagarde. Ce processus « ne commence à prendre effet que maintenant », a-t-elle prévenu. Pour la suite du resserrement des vannes du crédit, la BCE a abandonné son discours sur les anticipations de ses actions, et veut se fier aux données du moment quand elle réunira son Conseil des gouverneurs. « Autrement dit, ex ante, nous ne nous engageons ni à continuer d’augmenter les taux, ni à mettre fin aux hausses », selon Christine Lagarde. Une certitude selon elle, « il n’y a pas de contradiction entre la stabilité des prix et la stabilité financière ». Celle-ci n’est d’ailleurs pas menacée pour le moment en zone euro, selon de nombreuses déclarations des autorités financières et responsables politiques. Les vérités de la présidente de la BCE vont conduire le conseil des gouverneurs à prendre d’autres décisions pour booster les économies.

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