Commerce: Le Maroc, principal fournisseur en oignons des pays ouest africains

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Le Maroc est le troisième exportateur africain d’oignon après l’Égypte et l’Afrique du Sud. L’Afrique de l’Ouest est la principale destination pour les oignons marocains sur le marché international. Selon les données compilées sur la plateforme Trademap, les pays de la sous-région ont absorbé environ 86 % des expéditions de la filière marocaine en volume qui s’élevaient à plus de 68 900 tonnes en 2022. En effet, depuis février 2023, le Royaume chérifien a interrompu ses expéditions du bulbe vers les pays de la sous-région ouest-africaine. Au Maroc, les producteurs de légumes demandent la levée de l’interdiction imposée par le gouvernement sur l’exportation d’oignons et de pommes de terre vers les pays d’Afrique de l’Ouest. Cette mesure en vigueur depuis le 9 février 2023  visait initialement à prévenir un risque de pénurie de l’offre et contrer la flambée des prix des légumes ciblés sur le marché intérieur, notamment ceux de l’oignon rouge dont le prix du kilogramme s’élevait alors à plus de 15 dirhams (1,46 $). D’après Abdennabi Zirari, responsable de l’Association des producteurs d’oignons d’El Hajeb et de Boufakrane, une reprise des expéditions du bulbe devrait permettre aux producteurs d’améliorer leurs revenus qui auraient considérablement diminué depuis 8 mois. « Actuellement, nous avons 500 000 tonnes d’oignons à écouler. Nous espérons au moins commencer avec l’exportation d’une petite quantité de 30 000 tonnes, pour permettre aux producteurs de respirer financièrement », ajoute M. Zirari rapporté par la presse marocaine  S’exprimant également sur le sujet, Rachid Benali, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) signale que le risque d’une nouvelle augmentation des prix de la denrée sur le marché est élevé avec la relance des exportations. « Aujourd’hui, le kilogramme d’oignon est acheté chez l’agriculteur à 2,5 dirhams (0,24 $) pour être vendu sur le marché à 9 dirhams (0,88 $). Si les exportations reprennent, la situation risque d’empirer, et le kilo pourrait atteindre jusqu’à 12 dirhams (1,17 $) », explique le responsable.

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