Zone Uemoa : Une consolidation progressive de la gestion des finances publiques en 2023

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La gestion des finances publiques dans les Etats membres de l’Union économique monétaire Ouest Africaine serait caractérisée par une expansion budgétaire en 2022, suivie d’une phase de consolidation progressive à partir de 2023. C’est ce que renseigne le dernier rapport sur la Politique monétaire dans l’Umoa de 2022 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

De grands défis attendent les économies ouest africaines en 2023 en gestion des finances publiques. Car, selon les perspectives économiques de la politique monétaire, la gestion des finances publiques des Etats membres de l’Union serait caractérisée par une expansion budgétaire en 2022 suivie d’une phase de consolidation progressive à partir de 2023. Le déficit budgétaire passerait à 5,9% du PIB en 2022, après 5,4% un an plus tôt, reflétant les mesures des Etats visant à préserver le pouvoir d’achat des populations et la poursuite de l’exécution des programmes d’investissements publics. Les efforts attendus des Etats pour préserver la stabilité extérieure de l’Union se traduiraient par une réduction progressive du déficit budgétaire qui ressortirait à 4,1% du PIB en 2023 et à 3,0% du PIB en 2024. Le rapport indique que les perspectives économiques de l’Union demeurent globalement favorables, mais elles sont fortement tributaires de l’évolution de la conjoncture internationale, de l’orientation des politiques budgétaires des Etats, de la situation socio-politique et sécuritaire ainsi que des effets climatiques. Selon les dernières prévisions, la croissance du PIB de l’Union, en termes réels, ressortirait à 5,7% en 2022, après 6,1% en 2021, portée par l’intensification des investissements publics, dans un contexte de finalisation des projets d’envergure dans les secteurs gazier et pétrolier. Pour l’année 2023, la croissance ressortirait à 6,6%, en liaison avec le renforcement de l’activité dans l’ensemble des secteurs. En 2024, le PIB de l’Union progresserait en moyenne de 7,5%, sous l’effet de la bonne tenue de la production dans les secteurs moteurs à savoir le tertiaire et le secondaire.  Les indicateurs dans l’Union montrent une orientation globalement favorable de l’activité, qui serait toutefois fortement tributaire de la conjoncture internationale, de l’orientation des politiques économiques des Etats, de l’évolution de la situation sécuritaire ainsi que des conditions climatiques.  Les efforts attendus des Etats pour préserver la stabilité extérieure de l’Union se traduiraient par une réduction progressive du déficit budgétaire qui ressortirait à 4,1% du PIB en 2023 et à 3,0% du PIB en 2024.

Par Abdul Wahab ADO

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