2ème trimestre 2023 : Chute de la croissance économique à 3,2% au Ghana

0 218

Le ralentissement du rythme de croissance enregistré entre le 1er avril et le 30 juin de l’année en cours s’explique essentiellement par le resserrement budgétaire et la hausse de l’inflation rapporté par Ecofine. Le Ghana a enregistré une croissance économique de 3,2 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2023 contre un taux révisé de 3,3% au trimestre précédent, selon des données publiées, mercredi 20 septembre, par le Service national de la statistique (GSS). Entre le 1er avril et le 30 juin de l’année en cours, le secteur des services a progressé de 6,3%, soit un taux identique à celui enregistré au cours des trois mois précédents, alors que la croissance du secteur agricole a ralenti à 6 % contre un taux révisé de 6,4 %. L’industrie s’est contractée de 1,9%, après une contraction de 3,2% au premier trimestre.

Le GSS précise que la croissance du PIB au second trimestre 2023 a été essentiellement freinée par le resserrement budgétaire et l’inflation élevée. Durant le second trimestre de l’année en cours, l’inflation a atteint une moyenne supérieure à 40% contre 27% au cours de la même période de l’année écoulée.

Le gouvernement ghanéen a instauré récemment de nouvelles taxes et augmenté les prix des services publics dans le cadre d’une politique d’austérité budgétaire. Il poursuit parallèlement les négociations avec ses créanciers publics et privés sur la restructuration de la dette publique du pays, dans le cadre d’un programme de réformes économiques soutenu par un prêt de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI). 

L’inflation se maintient à 4,9 % sur un an en septembre 2023

Le ticket de caisse ne cesse d’enfler en France. L’inflation a atteint 4,9 % sur un an en septembre, un chiffre identique à celui du mois d’août, selon une première estimation publiée ce vendredi par l’Insee. « Le ralentissement sur un an des prix de l’alimentation, des services et des produits manufacturés » est « contrebalancé par l’accélération des prix de l’énergie », commente dans son communiqué l’Institut national de la statistique et des études économiques. Les prix des produits alimentaires ont ainsi progressé de 9,6 % entre septembre 2022 et septembre 2023, alors qu’ils avaient bondi de 11,2 % sur un an au mois d’août. Le ralentissement de l’inflation alimentaire est particulièrement perceptible sur les produits frais, dont le prix a augmenté de 4,1 % sur un an en septembre après avoir progressé de 9,4 % en août.

Explosion des prix de l’énergie

La hausse du coût des produits manufacturés (+2,9 % sur un an en septembre) et des services (+2,8 %) a également été moins rapide qu’au mois d’août. Le ralentissement de l’inflation dans les services s’explique notamment par la modération des hausses de prix dans les services de transport et d’hébergement, détaille l’Insee. A l’inverse, les prix de l’énergie ont grimpé de 11,5 % sur un an, là où ils avaient plus modestement augmenté de 6,8 % entre août 2022 et août 2023. Les prix énergétiques représentent toutefois moins de 10 % du panier de consommation pris en compte par l’Insee pour le calcul de l’indice des prix à la consommation, là où l’alimentation pèse environ 16 % et les services plus de la moitié.

Leave A Reply

Your email address will not be published.